• * Le chandelier à trois branches

    * Le chandelier à trois branches

    Introduction

    Le nom des différents flambeaux dont nous nous servons dans la Loge ne nous est plus tout à fait inconnu. Outre les luminaires qui brillent au sommet des trois Grands Piliers (Sagesse, Force et Beauté) qui entourent le Carré long au centre de la Loge, nous connaissons aussi l’expression « Trois Frères porteurs d’étoile » lorsqu'il s’agit d’organiser l’entrée solennelle d’une autorité maçonnique importante. Nous n’ignorons pas non plus que, tout près du Vénérable Maître, il y a un Chandelier que le Frère Maître des Cérémonies allume lors de l’Ouverture des Travaux et éteint lors de leur Clôture. Au Premier degré, celui d’Apprenti, ce Chandelier a trois cierges allumés.

    Rappelons, si nécessaire, qu’un chandelier est un objet dont la fonction est de servir de support à des bougies. En général, chaque « bras » accueille une bougie dont la base, moulée en creux, coiffe la pointe de ce bras. D'autres modèles de bras de chandelier maintiennent la bougie par une sorte de bague dans laquelle vient se ficher la base de celle-ci. Le chandelier, qui est un objet traditionnel de culte, est souvent en métal. Au temps de Moïse, il était déjà présent dans la Tente de la Réunion, au désert. Il avait été confectionné sur l’ordre de Dieu, afin de faire briller perpétuellement sa lumière dans le lieu saint. Mais sa présence n’avait pas seulement une utilité pratique. Il était avant tout un symbole, dont la signification se développera tout au long de l’histoire du peuple juif.

    Quelle est la place correcte de ce Chandelier à trois branches qui décore généralement le plateau du Vénérable Maître ? Quelle est la place de ce symbole dans la Loge ? Quelle est sa place dans l’ensemble des symboles ? Quel est le symbolisme de cet objet rituel ? Comment peut-on interpréter le sens de la plupart des sources de lumière dans la loge ? Telles sont les questions que je me pose, mais je ne pourrai sans doute pas répondre à toutes dans cette planche.

    Présence de la Lumière dans la Loge

    Symboliquement, de tout temps, la lumière a été considérée par essence comme source de vie. Elle est la clarté qui s'oppose à l'obscurité. De nombreuses religions et autant de courants de pensée en ont fait l'expression de la puissance divine.

    Le mot « Lumière » est apparemment devenu synonyme :

    • de force divine pouvant être transmise à l'homme,
    • de connaissance, de spiritualité,
    • de révélation dont tout individu peut acquérir les bienfaits à condition qu'il la reconnaisse et s'engage à sa recherche dans une voie d'étude et de respect.

    Dans cette optique, il était inévitable que la lumière prît une place particulière dans l'univers maçonnique. Chaque Rite, dans ses pratiques quotidiennes, pare la lumière des nuances qui lui conviennent.

    LUMINAIRES et CANDÉLABRES

    Dans le langage profane, le mot « luminaire » désigne tout appareil d'éclairage, les lampes, les cierges utilisés notamment dans le culte chrétien, mais aussi le Soleil ou la Lune.

    Dans le langage maçonnique, le mot « luminaire » désigne trois éléments distincts :

    • ce sont d'une part le Soleil et la Lune, encore appelées « Etoiles » ;
    • ce sont d'autre part les flambeaux, ces flammes par lesquelles la Loge doit être symboliquement éclairée, ces chandeliers disposés dans la Loge dont les bougies ne doivent jamais être soufflées lorsqu'on les éteint !

    La notion de luminaire se rattache ainsi à tout ce qui tient à la lumière. Or, dans le monde maçonnique, la lumière joue un rôle fondamental.

    Un candélabre est une source de lumière, fixe, dont la fonction est d'éclairer la Loge. Il ne faut pas confondre le candélabre avec les autres sources lumineuses que sont le flambeau ou l'étoile qui, pour leur part, sont investis d'une valeur et d'un rôle symboliques.

    LES CIERGES

    La Loge – dans le sens de Temple maçonnique – ne devrait être éclairée que par des cierges, et seulement trois au Premier degré.

    Au degré d'Apprenti, il ne faudrait idéalement que trois cierges dans la Loge : leur rôle serait de marquer la place du Vénérable Maître et celle des deux Surveillants. Ces trois Officiers auraient ainsi chacun un chandelier sur leur plateau. C’est assez logique : nous serions en présence de trois lumières, ce qui devrait nous rappeler que nous travaillons au Premier degré, caractérisé par le Nombre Trois.

    Avant l'Ouverture des Travaux, seule la place occupée par le Vénérable Maître présenterait un cierge allumé. Lors de l’Ouverture des Travaux, le Vénérable Maître « donne la lumière » aux deux Surveillants, par l’intermédiaire du Frère Maître des Cérémonies.

    Munis du flambeau que leur tend le Frère Maître des Cérémonies, le Vénérable Maître et les deux Surveillants allument les cierges placés au sommet des Piliers qui leur sont attribués, « Sagesse », « Force » et « Beauté ».

    Les cierges surmontant les trois Piliers situés au centre de la Loge étant allumés, le Frère Maître des Cérémonies transmet ensuite la lumière destinée au plateau respectif de chacun des deux Surveillants.

    Quelques-unes de nos Loges régulières travaillent ainsi.

    Mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, au Rite moderne, nous pouvons aussi observer, dans certaines Loges, la présence d’un Chandelier à trois branches surmontées de trois cierges, disposé sur le plateau du Vénérable Maître, tandis que les Frères Surveillants n’en disposent pas. C’est tout aussi logique puisque le symbolisme du Nombre Trois est ainsi respecté.

    Il y a alors six lumières dans le Temple, six cierges qui doivent brûler pendant toute la durée de la Tenue : trois sur le plateau du Vénérable Maître et trois au sommet des Piliers situés aux angles du Carré long.

    Au moins une Loge travaillant au Rite moderne ne respecte pas cette disposition : un Chandelier à trois branches sur le plateau du Vénérable Maître et un cierge à la « stalle » de chaque Surveillant. Ceci porte à cinq le nombre de bougies allumées, ce qui n’est pas logique par rapport au symbolisme du Nombre Trois omniprésent au Premier degré.

    La Lumière ne peut provenir que de l’Orient. C’est pourquoi, à l’Ouverture des Travaux, le Frère Maître des Cérémonies apporte un boutefeu au Vénérable Maître qui l’allume au cierge central du Chandelier, le seul allumé à cet instant. La lumière est ensuite transmise successivement au Pilier « Sagesse » par le Vénérable Maître, au Pilier « Force » par le Premier Surveillant, et au Pilier « Beauté » par le Second Surveillant.

    En ramenant le Vénérable Maître à l’Orient, le Frère Maître des Cérémonies allume les deux cierges extérieurs du Chandelier. Puis, en ramenant les Frères Surveillants à leur stalle, il allume les deux cierges qui s’y trouvent.

    Cette Loge a ses habitudes, ses usages, ses traditions qui ont certainement un sens qui nous échappe actuellement mais nous nous devons de respecter cette pratique.

    Si un cierge venait à s’éteindre incidemment, le Frère Maître des Cérémonies ne peut en aucun cas le rallumer avec un briquet ou des allumettes. La lumière doit toujours être recherchée à l’Orient. Il doit donc reprendre le boutefeu, aller l’allumer au cierge central du Chandelier à trois branches puis ranimer le cierge qui s’est éteint.

    Il ne faut jamais éteindre les cierges en soufflant. La Loge dispose d’éteignoirs pour couvrir toute flamme qui doit être éteinte.

    Approche du symbolisme du Chandelier et de ses cierges

    Le Chandelier – en général – est symbole de lumière spirituelle, de semence de vie et de salut.

    Le Rite Écossais Rectifié considère le Chandelier à trois branches comme l'emblème de la triple Puissance du Grand Architecte de l'Univers.

    Mais pour aller plus loin dans cette voie, il nous faut aussi prendre en considération les cierges qui le surmontent. Car le cierge participe de deux symboliques : celle du feu et celle de la lumière.

    LE SYMBOLISME DU FEU

    Le feu a de tout temps été considéré comme un des éléments de base qui constituent la vie, au même titre que l'air, l'eau ou la terre. C'est sans doute la raison pour laquelle il ne pouvait qu'acquérir au fil des siècles une valeur symbolique d'autant plus forte que, dans son aspect physique, il présente de nombreuses vertus décapantes et purificatrices !

    Par analogie avec sa capacité à consumer ce dont il s'empare, le feu est considéré symboliquement comme un instrument de purification.

    Dans le cadre maçonnique, le feu est présent par sa relation avec la maîtrise nécessaire pour le dompter et surtout la lumière qu'il prodigue. La Lumière étant assimilée à la Connaissance, le feu devient un « instrument de connaissance » et acquiert ainsi une dimension symbolique de toute première valeur : il est celui qui éclaire, celui qui illumine, qui transforme les ténèbres en champ lumineux, celui qui permet de voir... donc de savoir. Je dirais donc que le feu est un révélateur de l'essence des choses.

    Ce n'est sûrement pas par hasard si, dans la Loge, ce que l'on nomme « les étoiles », qui autrefois guidaient la marche des voyageurs, sont des cierges au sommet desquels brûle le feu. Leur lumière éclaire la quête spirituelle des Initiés Maçons.

    Le feu se veut à la fois d'essence divine, tant il sait être purificateur mais aussi implacable en certains instants, et initiateur par sa faculté à montrer le chemin, à permettre à l'homme de voir et de comprendre.

    Le symbole de la lumière du chandelier ne serait-il pas celui de la lumière de la Parole ?

    LE SYMBOLISME DE LA LUMIÈRE

    La lumière qui éclaire nos Travaux n’est pas celle de l’illumination intellectuelle. L’intellection n’est que l’une des composantes de cette illumination que nous associons à l’Initiation et de cette Lumière que nous associons au Travail maçonnique.

    La fonction propre de la lumière est de déployer un « milieu » où les choses et les êtres se donnent à voir. N’est-ce pas d’abord en ce sens que la lumière « éclaire nos Travaux » ?

    Dans l’espace de la Loge, qui reproduit l’espace du Monde, comme tout espace sacré, toutes les paroles sont perçues, et l’attention de chacun est dirigée sur leur sens. On laisse leur sens se dévoiler et par conséquent on permet à la vérité de se dévoiler à travers elles.

    L’harmonie de la Loge, lieu de recherche en commun de la Vérité et du Bien, est la manifestation d’une parcelle de cette lumière ; l’harmonie, l’unité de la Loge sont indissociables de cette transparence qu’on appelle Lumière.

    La Lumière représente le mode de conscience auquel l’homme peut accéder, lorsqu'il triomphe de l’opacité des pulsions instinctuelles et dirige son regard vers les formes intelligibles qui constituent l’ordre du monde dans son unité, sa vérité et sa beauté.

    C’est aussi vers la Source de la lumière spirituelle que le symbolisme maçonnique oriente notre regard. La Source originelle de la Lumière spirituelle est symbolisée dans la Loge par la bougie centrale du Chandelier reposant sur le plateau du Vénérable Maître. C’est précisément vers cet « illuminant » situé exactement à l’Orient, que nous tournons symboliquement nos regards dès notre entrée en Loge. Cela signifie que nous avons, en « recevant la Lumière », acquis la connaissance d’un fait simple et « évident » dont la reconnaissance est au fond de toutes les religions et de toutes les traditions initiatiques, à savoir que nous ne pouvons comprendre et créer que par participation à la Source éternelle de la Conscience et de la Créativité, que nous appelons « le Grand Architecte de l’Univers » et que le rituel invoque afin qu’il éclaire et protège nos Travaux.

    L’homme ne peut espérer participer au règne de la Lumière qu’à condition de réaliser en lui-même la juste et difficile proportion entre la pensée et le cœur, entre la lucidité et la ferveur.

    La symbolique des cierges est trop importante pour que des Maçons puissent ne pas la respecter. Elle est un élément essentiel de l’ésotérisme maçonnique et doit être travaillée et exploitée avec la plus grande minutie.

    Puisqu'il associe cire, mèche et flamme, le cierge participe d’un symbolisme ternaire. Le cierge représente en effet un symbolisme ternaire que les écrivains religieux n’ont pas manqué de souligner. Pour eux, le cierge est l’image de la trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, la cire étant le Père, la mèche le Fils et la flamme le Saint-Esprit. Tout cierge peut aussi représenter un autre ternaire : le corps, l’âme et l’esprit.

    Mais devant de telles affirmations, nous ne pouvons que nous interroger car tout objet qui sert à éclairer procède du ternaire. Et ce caractère ternaire ne réside pas nécessairement dans la cire, la mèche ou la flamme. La triple symbolique naît de la réalité du luminaire, de la lumière et de la chaleur.

    En Franc-maçonnerie, les cierges sont symboliquement appelés « étoiles ». Le nombre des lumières maçonniques varie selon les rites. Comme je l’ai déjà indiqué, leur allumage varie aussi bien souvent selon les us et coutumes des Loges.

    Prenons trois exemples en dehors du Rite moderne.

    Dans certaines Loges pratiquant le Rite Écossais Ancien Accepté, les lumières maçonniques peuvent être au nombre de sept : le Vénérable Maître (1), les Surveillants (2), le Secrétaire (1) et les Piliers (3).

    Au Rite Écossais Rectifié, neuf lumières d’ordre sont requises : 3 au chandelier à trois branches, 3 au sommet des Piliers qui entourent le Tableau de Loge, 2 sur chacune des « stalles » des Surveillants et 1 à la « stalle » du Frère Secrétaire.

    Au Rite français, les lumières ne sont plus que huit : 3 au Chandelier à trois branches, 3 aux Piliers autour du Tableau de Loge, 2 pour les Surveillants.

    Les Rites ont leurs spécificités. Les Loges ont leurs traditions, leurs habitudes.

    Déplacement du Chandelier à trois branches lors de l'entrée du Vénérable Maître au Rite Écossais Rectifié

    Bernard Baudouin évoque l'usage d'un chandelier particulier pour introduire un Grand Officier Dignitaire dans la Loge. Un Frère marche devant lui en portant un flambeau, symbole de la Lumière initiatique. Nos rituels le désignent comme étant un « porteur d’étoile ». C’est essentiellement au Rite Écossais Rectifié que nous pouvons observer cette pratique.

    Au Rite Écossais Rectifié, tout étant convenablement disposé pour commencer le Travail, le Maître des Cérémonies entre dans la Loge suivi d’un Frère Maître porteur du Chandelier à trois branches, tout allumé. Suivent les deux Surveillants puis le Vénérable Maître, les Vénérables Maîtres en chaire visiteurs, les Grands Officiers de l'Ordre. Lorsque ces « autorités » entrent dans la Loge, tous les Frères, sans exception, sont debout à leur place.

    Le Maître des Cérémonies conduit Vénérable Maître jusqu'à l'Autel d'Orient sur lequel le Frère préposé vient de déposer le Chandelier à trois branches. Il accompagne ensuite les Dignitaires de l'Ordre jusqu'aux sièges qui leur sont destinés.

    Tout cela doit se faire sans rapidité, ni lenteur, mais avec ordre et dignité.

    La place du Chandelier à trois branches au Rite Écossais Rectifié

    L'emplacement du Chandelier sur l'autel du Vénérable Maître mérite une explication. Certains le placent à droite du Vénérable Maître et d'autres le place à gauche. Qu’en est-il réellement et pourquoi ?

    Le rituel n'indique rien de particulier quant à l’emplacement du Chandelier à trois branches sur l’autel du Vénérable Maître. Ceci laisserait-il la possibilité au Vénérable Maître de le poser où il veut ? Normalement non ! Il faut prendre en considération que le Chandelier doit se trouver près de la Bible ouverte au Prologue de l'Evangile de Jean. Celui-ci se situant en page droite de la Bible, il convient de poser le Chandelier de ce côté. Si l'édition de la Bible place le début du Prologue en page gauche, il conviendrait alors de poser le Chandelier du même côté, donc à gauche !

    La Bible se trouvant devant le plateau, le Chandelier devrait se trouver aussi sur le devant et non pas en arrière. Le Chandelier évoquant la manifestation de la tri-unité divine est même en quelque sorte plus importante que la Bible. Le poser en arrière de la Bible constituerait une faute et une marque de non connaissance.

    Cependant la majorité des Vénérables Maîtres posent le Chandelier à droite pour une raison de commodité dans le travail – si l'on est droitier – les documents devant servir durant la Tenue étant posés à la gauche du Vénérable Maître.

    Une raison plus sérieuse concourant à la pose à droite du Chandelier tient au fait qu'on place la Truelle portant l’Équerre et le Compas à gauche de la Bible. Si l'on place le Chandelier à gauche – pour les raisons indiquées ci-dessus – il conviendra de poser la Truelle portant l’Équerre et le Compas à la droite du Vénérable Maître.

    L'ensemble forme une trinité (Bible portant l’Épée du Logos posée en travers du livre, Chandelier à 3 branches et Truelle / Équerre / Compas).

    Numériquement, cela produit 3 (Chandelier à 3 branches) fois 3 (Truelle portant l’Équerre et le Compas)  = 9, nombre qui annonce l’achèvement et le retour à l’Unité et qui va permettre l’avènement du nouveau avec le 1.

    La Bible et l’Épée du Verbe-Lumière ou Logos comptent pour 1.

    9 + 1 = 10, c'est  la Totalité ou la manifestation rendue possible. 

    Ce novénaire est incontournable dans toute la Maçonnerie templière (N.B. : il ne s'agit aucunement ici du Temple de Salomon mais de l'Ordre du Temple).

    Conclusion provisoire

    Le but de la présente planche visait surtout une réflexion à propos du Chandelier à trois branches, donc muni de trois cierges.

    La recherche d’informations précises à ce sujet n’a pas été simple car la littérature maçonnique ne semble pas beaucoup s’être préoccupée jusqu'à présent de ce Chandelier à trois branches, privilégiant plutôt celui à sept branches dont nous n’avons pas usage au Premier degré.

    Retenons donc de cette brève étude que le Chandelier à trois branches peut être considéré comme l’emblème de la triple Puissance du Grand Architecte de l’Univers, du moins au Rite Écossais Rectifié ; que tout chandelier est symbole de lumière spirituelle, mais que pour bien comprendre ce symbolisme, il convient de s’intéresser aussi aux éléments qui composent les cierges.

    En général, à savoir la cire, la mèche et la flamme. Le symbolisme du feu et de la lumière qui éclaire nos Travaux ont donc aussi toute leur importance dans ce contexte.

    Les flambeaux sont les chandeliers disposés dans la Loge. La présence des bougies, dont les flammes sont vivantes, évoque l’idée de protection contre les dangers mais aussi de purification. Ces bougies, faut-il encore le rappeler, ne doivent jamais être soufflées lorsqu'on les éteint.

    S’affichant en toute quiétude au sommet d’une bougie, le feu apparaît comme domestiqué par l’homme. Par son savoir et la connaissance que lui confère la Lumière reçue lors de l’Initiation, le Franc-maçon maîtrise les éléments naturels.

    Pour ces raisons, les cérémonies d’allumage et d’extinction des flambeaux revêtent une grande importance dans la Loge. Éclairer celle-ci à l’aide des luminaires, c’est faire pénétrer dans ce lieu consacré à la fois la lumière de la vie et les Lumières de l’Initiation.                                                                                                                

    R:. F:. A. B.

     

    Bibliographie

     

    Baudouin Bernard - Dictionnaire de la Franc-maçonnerie

    Editions De Vecchi, Paris, 1995

     

    Chevalier Jean et Gheerbrant Alain - Dictionnaire des Symboles

    Editions Robert Laffont & Jupiter, Paris, 1999

     

    Ferré Jean - Dictionnaire symbolique et pratique de la Franc-maçonnerie

    Editions Dervy, Paris, 1994

     

    Ferré Jean - Dictionnaire des symboles maçonniques

    Editions du Rocher, Monaco, 1997


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