• * Histoire de la Franc-maçonnerie belge vue par la G. L. B.

    Histoire de la Franc-maçonnerie belge vue par la G. L. B.

     

    Pour fixer le cadre général, il faut rappeler brièvement l'histoire du Royaume de Belgique en y relevant les traits principaux de l’histoire de notre Obédience, qui fêta en automne 1999 le 40ème anniversaire de sa fondation.

    En 1721 se créa sur notre territoire la première Loge spéculative « La Parfaite Union » à l'Orient de Mons en Hainaut. Elle était souchée sur les Loges militaires françaises et hollandaises occupant le territoire qui devint par après les « Pays-Bas autrichiens ». L'essor de l'Ordre fut soutenu par le régime politique de l'impératrice Marie-Thérèse.

    Lors de la révolution de 1789 les Loges belges se mirent en sommeil. Elles furent réveillées sous l’Empire et firent d'office partie du Grand Orient de France où elles retrouvèrent tout leur lustre perdu lors de la Révolution française ; elles étaient officialisées et protégées par l'Empereur.

    En 1815, après Waterloo, les Traités de Paris et le Congrès de Vienne retracèrent la carte de l'Europe et la Belgique fut cédée à Guillaume 1er d'Orange, Roi de Hollande. Il installa son fils cadet, le Prince Frédéric, comme Grand Maître ad vitam du Grand Orient du Royaume des Pays-Bas.

    En 1830, la Révolution brabançonne fut un véritable sursaut du nationalisme belge : elle fut à l'origine de la naissance de ce qui est aujourd'hui le Royaume de Belgique. Le jeune pays se choisit un Roi Franc-maçon Léopold 1er de Saxe-Cobourg Gotha, et dès 1833, se constitua le Grand Orient de Belgique.

    Dès lors, la Maçonnerie belge prit une part active dans la vie de la cité en s'intéressant en particulier à l'instruction publique, à la laïcité, à l'égalité sociale et à l'alphabétisation.

    Un revirement politique provoqua l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement ultramontain et manifestement clérical ; oppositions, méfiance et chasse aux sorcières virent le jour. Par réaction, en 1872, la seule Obédience maçonnique du pays, le Grand Orient de Belgique, jusqu’alors en relation fraternelle avec Londres, décréta que désormais les Loges belges n'étaient plus obligées de travailler à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, ni de faire usage des symboles traditionnels. Les relations anglo-saxonnes furent immédiatement rompues.

    Dès 1930, l'avènement du national-socialisme et la naissance du fascisme donnèrent lieu à l'apparition de mouvements extrémistes préludant la collaboration : Verdinaso, V.N.V. et REX. Des listes de noms de Maçons furent publiées par une certaine presse de droite et, dès 1940, l'Ordre fut interdit par les occupants nazis, allègrement assistés par des traîtres revanchards.

    Lors de la libération en 1944, les Ateliers retrouvèrent leurs temples dévastés ou pillés. Les Colonnes furent relevées avec courage et enthousiasme et les Travaux reprirent force et vigueur.

    L'après-guerre vit se dessiner deux tendances au sein du Grand Orient de Belgique : la première désirait poursuivre le même chemin, dans le même esprit ; une autre envisageait un retour aux sources, à la Tradition, en rétablissant l'usage de travailler à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers en présence des 3 Grandes Lumières sur l'Autel : Équerre et Compas déposés sur le Livre de la Loi Morale. Des divergences d'intérêts empêchèrent de parvenir à s'entendre sur une « façon d'être » acceptable pour tous.

    Cinq Ateliers décidèrent en 1959 de fonder la Grande Loge de Belgique, avec l'appui du Grand Orient des Pays-Bas et de la Grande Loge de France.

    Contrainte de rompre avec la Grande Loge de France pour obtenir, après le « fiat » de la Grande Loge Nationale de France, celui de la Grande Loge Unie d'Angleterre, la jeune Obédience reçut en 1965 les faveurs britanniques. Pour se les assurer, nos dirigeants de l'époque avaient fait verbalement des promesses incontrôlables, ce qui provoqua un malaise grandissant parmi les membres.

    Au fil du temps l'ingérence anglaise s’accentua, et nos réponses aux questions de plus en plus pressantes posées par la Grande Loge Unifiée d'Angleterre d'une part, et son attitude intégriste et intolérante d'autre part, mirent fin à l'entente dès 1979.

    Source : http://www.glb.be

     

     


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