• * Approche du symbolisme des Trois Fenêtres

    Introduction

    Aux deux premiers degrés des Loges bleues – Apprenti et Compagnon – les Tableaux de Loge font apparaître trois fenêtres : la première à l’Orient, la seconde au Midi et la troisième à l’Occident. Il n’y a pas de fenêtre au nord. Au premier degré, ces trois fenêtres sont grillagées ; au second degré, elles sont ouvertes.

    Les fenêtres du temple sont un sujet que de nombreux auteurs ont traité de façon très symboliste, basant leurs recherches, leurs théories et leurs interprétations sur de vieux rituels et d’anciens catéchismes.

    Nous pouvons nous poser plusieurs questions au sujet de ces fenêtres et de leur grillage :

    • Comment justifier leur présence ?
    • Pourquoi trois fenêtres ?
    • Quelle forme leur donner ?
    • Comment représenter leur grillage ?
    • Quel est le véritable sens de ces grilles ?

    Le but de la présente planche est d’approcher le symbolisme des fenêtres, de leur position et de leur grillage ou de leur ouverture.

     

    Symbolisme de la position des fenêtres

    Tentons tout d’abord de comprendre les interprétations des auteurs maçonniques du début de ce siècle se basant sur les vieux rituels et d’anciens catéchismes.

    Jules Boucher reprend des commentaires de Plantagenet et d’Oswald Wirth.  Selon Raoul Berteaux, souvent très critique à l’égard de ces auteurs du début du siècle, « ils apportent peu de choses du point de vue symbolique et paraissent parfois puérils, sinon inexacts ».

    La symbolique du positionnement de ces trois fenêtres Orient – Midi  – Occident  est flagrante : de toute évidence, elle est liée au cycle solaire. Les fenêtres deviennent ainsi les instruments de la transmission de la Lumière.

    Nombre de rituels maçonniques font clairement allusion à cette progression du soleil autour du Temple et des incidences qui en découlent pour tous ceux qui sont touchés, à un moment ou un autre, par sa clarté.

    Deux théories s’affrontent quant à l’interprétation de la symbolique des fenêtres et de la lumière qui pénètre dans le Temple.

    1. La lumière extérieure pénètre dans le Temple et éclaire le côté opposé.
    2. La seconde option considère que la lumière extérieure éclaire le côté où elle pénètre.

    Analysons ces deux théories.

    D'après la première théorie, si la lumière extérieure qui pénètre dans le Temple éclaire le côté opposé, alors la lumière du matin devrait logiquement éclairer les deux Surveillants. Les Apprentis placés sur la colonne du Nord devraient recevoir un maximum de lumière, car le Soleil, lorsqu'il parvient au Sud, est dans sa plénitude. Dans ce cas également, les Compagnons, qui sont placés sur la colonne du Midi, ne bénéficient pas directement de la lumière mais l’Etoile Flamboyante leur dispense sans doute la lumière nécessaire à leurs travaux. Quant au Vénérable Maître, il recevrait la lumière venant du Couchant, ce qui lui permettrait de vérifier que les travaux organisés et répartis le matin par les Surveillants ont bien été exécutés par les Apprentis et les Compagnons.

    La deuxième théorie met au contraire en évidence la position du Soleil par rapport à l’orientation du Temple. Dans ce cas, le Soleil au Levant éclaire le Vénérable qui prépare les plans. Le Vénérable a prévu ce que sera la journée, la préparation des matériaux par les Apprentis, leur mise en place par les Compagnons. Lorsque le Soleil monte dans le ciel et arrive au Zénith, les Compagnons œuvrent sur le chantier. Il est Midi plein. Le Soleil décline et parvient au Couchant ; la nuit tombe. Il est Minuit plein quand les Surveillants paient les ouvriers et les renvoient contents.

    Quelles que soient les interprétations que l’on puisse donner sur les trajectoires de la lumière venant de l’extérieur ou sur le fait de savoir ce qui est éclairé en premier, le véritable point important à retenir est qu’au long d’une journée, ces trois ouvertures permettent à la lumière d’illuminer tour à tour, à des heures différentes et avec des intensités variées, tous les points du Temple et, par conséquent, l’ensemble des places des différents intervenants dans cette enceinte réservée.

    Dans ce lieu voué initialement à l’étude, à la recherche, à l’élévation spirituelle, depuis le Vénérable Maître jusqu'à l’Apprenti récemment initié, chacun reçoit la Lumière divine et la Connaissance à un moment donné, selon son degré et son avancement.

     

    Approche du symbolisme de la lumière

    Pour Oswald Wirth, « la Loge d’Apprenti ne reçoit aucune lumière du dehors. Elle rappelle en cela les cryptes souterraines ou creusées dans le flanc des montagnes, les hypogées[1] de l’Egypte ou de l’Inde, l’antre[2] de Trophonius, etc. La Loge de Compagnon, par contre, est en communication avec le monde extérieur grâce aux trois fenêtres. »

    La fenêtre de l’Orient apporte la douceur de l’aurore, son renouveau d’activité ; celle du Midi la force et la chaleur ; celle de l‘Occident donne une lumière sans cesse faiblissante qui incite au repos. Le Nord, obscur, ne recevant aucune lumière, n’a pas besoin de fenêtre.

    D'autres interprétations du symbolisme des fenêtres et de la lumière sont encore possibles.

    La fenêtre d’Occident fait pendant à celle d’Orient en vertu de la loi d’équilibre. Elle est le lieu où la lumière disparaît, engloutie dans les profondeurs de la terre, et où règnent les ténèbres et les pulsions primitives du monde profane. Elle marque l’origine et la fin du parcours terrestre, ce qui se concrétise par la direction cardinale de la marche des frères.

    Si l’on considère le tableau d’Apprenti, on peut observer qu’il se décompose en trois zones :

    • Toute la partie orientale où s’ordonnent le Soleil, la fenêtre, la Lune,
    • La colonne du Midi où se trouve la deuxième fenêtre,
    • La zone occidentale où s’ouvre la troisième fenêtre.

    Ceux qui voudraient que les Apprentis bénéficient, au nord, de la lumière rayonnante venant de l’ouverture du midi manquent de clairvoyance : ils oublient que les frères de la Colonne du Nord peuvent en recevoir tout autant des fenêtres situées à l’Orient comme à l’Occident. Les travaux se tenant à Midi, heure solaire, et le Soleil au Zénith dardant ses rayons à la verticale et non à l’oblique, les frères des différentes colonnes ne risquent pas de percevoir grand-chose puisque ces ouvertures n’ont pas vocation à laisser voir ou passer une lumière exotérique et profane. Elles ne revêtent aucune fonction matérielle ou pratique durant le travail !

    Cependant, en consultant d’anciennes instructions, on s’aperçoit que ces ouvertures ne se rapportent nullement au travail : elles éclairaient les ouvriers quand ils venaient et s’en retournaient mais n’en avaient point d’usage pendant le travail.

    Mais il existe une autre approche, plus réaliste, qui fait de l’emplacement des fenêtres non pas la cause ou la justification de la place des Apprentis et des Compagnons en Loge, mais la conséquence d’une structure, d’une architecture imposées par les reliefs cernant la ville Sainte et constituant une protection naturelle.

    Il convient pour cela de se référer au Premier Livre des Rois (6, 4) qui fait mention des fenêtres lors de la description du Temple. Retenons au moins trois traductions :

    • Il fit au temple des fenêtres à cadres et à grilles.
    • Il fit à la maison des fenêtres solidement grillées.
    • Il fit à la maison des fenêtres grillagées.

    Remarquons immédiatement qu’il n’est nullement question de trois fenêtres !

    Il est fort probable que le nombre trois a été choisi uniquement pour des raisons d’ordre symbolique liées au ternaire, comme pour les trois lumières par exemple.

    Pour Raoul Berteaux, « un modèle ternaire apparaît sous la forme d’un groupe de trois fenêtres grillagées placées respectivement à l’Orient, au Midi et à l’Occident ». « Notons simplement, dit encore Raoul Berteaux, que la Loge en tant que champ clos, communique avec le monde extérieur par trois ouvertures ; s’il est vrai que le Maçon pratique l’Art Royal en un  lieu connu des seuls Enfants de la Lumière,  il n’en est pas moins en contact avec le monde extérieur.

    L’Art Royal n’exige pas un ascétisme[3] d’isolement social ; il attend du Maçon d’être actif dans le Monde. »

    L’explication des fenêtres du Temple tient en quelques lignes.

    Le Roi Salomon avait reçu de Dieu la mission de bâtir le Temple.

    Où allait-il l’élever ?

    David avait fait de Jérusalem sa cité royale avec beaucoup d’intelligence, une ville sainte en y amenant l’Arche d’Alliance. Les raisons de son choix sont multiples : la capitale de David ne pouvait s’élever qu’à cet endroit car Moïse avait rêvé d’en faire la ville de son peuple errant ; de plus, géographiquement, elle était au centre du royaume ; enfin, et surtout, Jérusalem était bâtie sur des hauteurs entourées de défilés, de ravins et donc aisément défendable.

    Le Temple est la ville. Jérusalem est la maison. De par la présence de l’Arche d’Alliance en ses murs, la ville est le centre du monde. Quand le Temple est construit, c’est lui qui devient le Centre mais la cité ne perd pas pour autant sa qualité de lieu saint. Ainsi, Temple et Jérusalem ne font qu’un.

    David est donc maître d’un emplacement formidable. Il a pris pour centre de défense trois montagnes reliées par leurs contreforts et dispose également de trois fossés gigantesques. La nouvelle ville n’est cependant attaquable que par le Nord. Aussi est-ce par le Nord que, malgré sa triple muraille, Jérusalem fut attaquée successivement par Nabuchodonosor, Alexandre le Grand, Pompée, Titus et Godefroy de Bouillon (en réalité Geoffroy de Saint Omer !).

    Toutes les directions sont donc protégées naturellement par le relief de la ville, sauf le nord. Il est donc tout à fait normal de ne pas percer de fenêtres sur ce côté vulnérable mais de permettre à la lumière de pénétrer par l’Orient, le Sud et l’Occident, parfaitement défendus par des à-pic, la sécurité étant renforcée par des grilles.

    Cette théorie ne remet pas en cause le cycle solaire pour les Travaux qui se déroulent dans le Temple maçonnique. Elle ne vise qu’à montrer que les fenêtres sont en dehors de la symbolique solaire et que nous pouvons les analyser en fonction de l’implantation de la ville de Jérusalem et de son environnement immédiat.

    Alors, à quoi servent les fenêtres représentées sur nos Tableaux de Loge ?

    Synthétisons l’interprétation assez récente qu’a formulée Christian Guigue :

    Les fenêtres pourraient intervenir comme des bornes, des limites, des frontières par où se manifestent la raison, l’esprit et la bonne volonté du Grand Maître. Et comme un Maître de Loge ne peut communiquer aucun renseignement via ces fenêtres, ce Grand Maître ne peut être que le Grand Architecte de l’Univers qui décide de notre avancée vers la Lumière.

    Ainsi l’ouverture du Midi marquerait le commencement et la fin d’un monde qui se situe hors de portée des hommes et se rapporte à cette mort vers laquelle les Compagnons et les Maîtres avancent. L’ouverture d’Occident resterait affectée à la mort symbolique comme à celle inhérente au corps de matière, ce qu’il convient de rapprocher des trois portes du Temple. Quant à la fenêtre d’Orient, elle marquerait symboliquement le passage par où peuvent opérer la hiérophanie[4] et la transfiguration.

     

    A propos de la forme des fenêtres

    La forme des fenêtres varie sur les Tableaux de Loge : certaines sont rectangulaires et présentent trois barreaux verticaux et trois barreaux horizontaux. Sur d’autres, elles sont en «anse de panier» avec un barreau vertical et deux barreaux horizontaux. Sur d’autres encore, elles sont en ogive avec un grillage très serré.

    Puisque la Bible ne donne aucune précision quant à la forme des fenêtres et à l’aspect des grilles et des grillages, les auteurs maçonniques ont laissé aller leur fantaisie !

    Dans les très vieilles instructions maçonniques (« Masonry Dissected » de Prichard paru en 1730), il n’y a aucune précision quant à la taille ou à la forme des fenêtres. Mais on y évoque bien la présence de trois fenêtres, censées se trouver dans toute pièce où se tient une Loge. Placées à l’Est, au Sud et à l’Ouest, elles servent à éclairer les ouvriers avant, pendant et après le travail. Ces instructions précisent aussi qu’il n’y a « pas de fenêtre au Nord parce que le soleil ne donne pas de ce côté ». Notons aussi que « le plus ancien Apprenti entré doit se tenir au Midi parce que son travail consiste à écouter et comprendre les instructions et accueillir les Frères visiteurs ».

    Voilà, parmi tant d’autres, un exemple d’une interprétation qui modifie le sens d’un élément afin qu’il soit en harmonie avec la symbolique que l’on veut cultiver.

    Se basant sur un sens exotérique des quatre points cardinaux, les auteurs des anciens rituels et plus tard les écrivains maçonniques ont émis des truismes[5], des explications souvent puériles.

    C’est ainsi qu’à longueur de pages ils nous enseignent que la fenêtre de l’Est est le lieu où le soleil se lève, que celle du Midi est l’endroit où il est à son zénith, que celle d’Occident est le point où il se couche. S’appuyant sur ces éléments simplistes, on a bâti tout un système d’éclairement, justifiant la place des Apprentis et des Compagnons dans la Loge.

    Paraphrasant sans vergogne les anciens catéchismes, les auteurs ont accumulé des phrases telles que :

    • Il n’y a pas de fenêtre au Nord parce que le soleil n’y passe pas.
    • Les Apprentis sont placés au Nord parce qu’ils ont besoin d’être éclairés.
    • Les Compagnons ayant moins besoin de Lumière, l’ombre portée par le mur du Temple les éclaire suffisamment.

    Ainsi, pour Jules Boucher, « les maçons constructeurs ont toujours orienté les Temples avec l’entrée à l’Occident et les trois fenêtres du « tableau » suivant la marche du soleil. Il n’y a pas de  fenêtre au Nord parce que le Soleil n’y passe pas. »

    Les grilles et les grillages ont suscité, eux aussi, de nombreux commentaires, pas toujours très réalistes. Certains exégètes[6] sont même allés jusqu'à affirmer que les grilles interdisaient aux profanes de voir ce qui se passait dans le Temple.

     

    Approche du symbolisme du grillage

    Pour tenter de pénétrer ce symbole, nous avons également consulté des ouvrages dont la première édition parut au cours du premier quart de notre siècle. Les interprétations que leurs auteurs en donnent relèvent bien souvent de la fantaisie.

    D'autres auteurs, plus raisonnables, ont compris que les grilles avaient été placées aux fenêtres pour empêcher les non-initiés de fouler un sol sacré, la porte d’Occident étant gardée par le Couvreur.

    Pour Jules Boucher qui passe pourtant pour un auteur de référence, « les fenêtres sont grillagées, non pas pour interdire aux profanes de regarder dans  le Temple – car si le Temple était éclairé intérieurement, un simple grillage ne suffirait pas pour empêcher de voir ce qui s’y passe – mais simplement pour défendre l’accès du Temple. »

    Et selon Plantagenet, « le grillage qui protège ces ouvertures rappelle que le travail des ouvriers est soustrait à la vue du profane dont le regard ne sait pénétrer dans le Temple. Si celui du Maçon n’est pas arrêté par le même obstacle, ses perspectives sont essentiellement différentes. Il ne peut, en effet, matériellement regarder la vaine agitation de la rue puisque autour de lui tout est clos, mais il n’en doit pas moins, spirituellement, déterminer le mouvement du monde sensible au point de vue où il se trouve

    Ceux qui font état d’une nécessité de cacher le travail des ouvriers aux regards des profanes et qui se satisfont de ces grillages pour y pourvoir, manquent singulièrement de réalisme. Lorsqu'on veut masquer les réunions sous le voile de la discrétion, on supprime les ouvertures importunes au lieu d’en créer !

     

    Des fenêtres non grillagées au degré de Compagnon

    Sur le Tableau de la Loge de Compagnon figurent trois fenêtres ouvertes.

    Jules Boucher les interprète comme « le signe de l’affranchissement du Compagnon. Il s’est, au premier degré, purifié l’esprit par un intense travail intérieur. Maintenant, non seulement il peut s’évader de son isolement et subir sans danger le contact du monde extérieur, mais il doit, au contraire, rechercher ce contact afin de refaire sa propre connaissance par l’observation, le raisonnement et la méditation. Son regard s’est modifié, il ne voit plus les choses de la même manière que lorsqu'il était encore lui-même un profane. Son initiation au second degré lui a valu la connaissance d’une méthode de travail féconde pour l’accession à la sagesse mais qui, cependant, ne peut avoir de valeur que pour autant qu’elle puisse être appliquée pratiquement ».

     

    Pour conclure provisoirement

    La conclusion, toujours provisoire, que nous tirerons de cette brève étude, c’est qu’un Maçon ne peut se contenter de la première interprétation venue. Il convient en effet de replacer les interprétations des auteurs maçonniques dans leur contexte historique. Pour approcher la vérité, il convient de pratiquer la rectification, comme nous le rappelle l’acrostiche[7] « V.I.T.R.I.O.L. » présente dans le Cabinet de réflexion.

    D'une manière incontestable, nous pouvons retenir que les trois fenêtres figurant sur le Tableau de Loge du second degré sont situées à l’Orient, au Midi et à l’Ouest. Cette disposition nous rappelle que les maçons opératifs ont toujours orienté les édifices religieux de sorte que l’entrée se trouve à l’Occident. Les trois fenêtres suivent donc bien la marche du soleil qui ne passe pas par le Septentrion.

    Parce que les Apprentis ne peuvent soutenir qu’une faible lumière et que leur travail est tout d’introspection, leur place obligatoire se trouve donc sur la colonne du Nord. Quant aux Compagnons, qui doivent s’ouvrir au monde, leur place est tout indiquée sur la colonne du Midi pour pouvoir contempler en vue directe le modèle ternaire formé des trois fenêtres du Tableau.

    Les rayons solaires qui pénètrent par la fenêtre d’Orient propagent une lumière claire, douce et rassurante. Elle dissipe les ténèbres et est le reflet de l’Esprit créateur. Elle provoque chez le Compagnon l’émulation dans la recherche de l’Un. La fenêtre d’Orient nous apparait comme une promesse de l’avenir.

    Poursuivant sa trajectoire, l’astre solaire dispense une lumière qui pénètre ensuite par la fenêtre du Midi, éclatante et vive, intense et profonde. Grâce à elle, les Compagnons peuvent distinguer clairement leurs imperfections et sont à présent en mesure de se modifier. Ils prennent conscience qu’ils sont perfectibles. Dès lors, la fenêtre du Midi fait figure de promesse de la Connaissance.

    Lorsque les rayons solaires atteignent la fenêtre d’Occident, l’astre est sur son déclin et la lumière qu’il diffuse devient modérée. Succédant à l’éclat produit par les rayons solaires de midi, cette lumière tamisée nous apparaît comme l’emblème du doute. Elle exige davantage de concentration pour maintenir une observation efficiente.  Elle avertit les Compagnons que leur travail n’est pas accompli et qu’il est nécessaire d’accéder à la Maîtrise pour dominer l’Occident rempli de pièges. L’Occident symboliserait en effet la porte des morts où tout s’anéantit.

    Cependant, le Compagnon plein de courage va de l’avant car le soleil, en tant que manifestation de la divinité, est emblème d’immortalité. L’espoir qui guide les pas du zélé Compagnon réside en ce qu’il connaîtra à terme la résurrection de l’esprit libéré des vicissitudes profanes.

     

    R :. F :. A. B.

     

    [1] Les tombeaux, les constructions souterraines.

    [2] Lieu mystérieux et inquiétant ; excavation, grotte servant d’abri à un animal sauvage.

    [3] Pratique de l’ascèse, discipline de vie, ensemble d’exercices physiques et moraux, en vue d’un perfectionnement spirituel.

    [4] La phanie est la caractéristique de l’intensité lumineuse perçue par rapport à l’intensité lumineuse objective ; hieros = sacré.

    [5] Vérités d’évidence, banales, sans portée.

    [6] Les exégètes sont les spécialistes de l’exégèse, science qui consiste à interpréter, à établir le sens d’un texte ou d’une œuvre littéraire.

    [7] Un acrostiche est une pièce de vers composée de telle sorte qu’en lisant dans le sens vertical la première lettre de chaque vers on trouve le mot pris pour thème, le nom de l’auteur ou celui du dédicataire.

     

    Bibliographie

     

    Bernard Baudouin - Dictionnaire de la Franc-maçonnerie

    Paris, 1995, Editions De Vecchi – Pages 66 et 67

     

    Raoul Berteaux - La symbolique au grade d’Apprenti

    Paris, 1986, Editions Edimaf – Page 47

     

    Raoul Berteaux - La symbolique au grade de Compagnon

    Paris, 1986, Editions Edimaf – Page 44

     

    Jules Boucher - La Symbolique maçonnique

    Paris, 1995, Editions Dervy – Pages 154 et  246

     

    Guy Boisdenghien - La Vocation Initiatique de la Franc-maçonnerie

    Sentiers de la Tradition

    Bruxelles, 1999, Editions l’Etoile – Pages 183, 184

     

    Jean Ferré - Dictionnaire symbolique et pratique de la Franc-maçonnerie

    Paris, 1994, Editions Dervy – Pages 121 à 123

     

    Jean Ferré - Dictionnaire des symboles maçonniques

    1997, Editons du Rocher – Pages 144 à 148

     

    Christian Guigue - La Formation maçonnique

    Mons en Baroeul, 1995, Editons Guigue – Pages 161, 162

     


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